Un paysan ouvre le feu sur un chasseur d’orages stationné dans son champ

FusilUne bien étrange rencontre que Julien, chasseur d’orages, a fait avec René, paysan de Saint Georges en Couzant.

Alors qu’une monocellule mourante survolait la vallée à quelques kilomètres seulement du lieu-dit, Julien trouva, entre deux champs, un horizon dégagé, parfait pour avoir des chances de ramener un bon cliché. « Le contraste entre le stratus et les chèvres en contrebas était saisissant » raconte le jeune chasseur de 21 ans. Alors qu’il s’empresse de le shooter sous toutes ses formes et à toutes les focales, une voix derrière lui se lève. Une voix lointaine, nasillarde, dont les paroles paraissaient crues. « Bertrand, casse toi de mon champ, enculé » ont été les premiers mots que le photographe comprit. Ils émanaient de René, un fermier du village qui s’approchait lentement, fusil de chasse à l’épaule.

« Ce bâtard m’a tiré de la chevrotine dans le cul »

« Je n’ai pas compris son message tout de suite car je suis sourd d’une oreille » nous raconte Julien. Le paysan s’approche alors et pointe son fusil en direction du photographe. « Il m’a encore insulté et lorsque j’ai saisi sa requête et que j’ai commencé à tourner les talons, ce bâtard m’a tiré de la chevrotine dans le cul » ! Accablé par la douleur, Julien lâche alors son trépied et son réflex numérique qui s’écrase au sol. René s’approche et remarque qu’il n’a qu’un jeune homme en face de lui.

« Il croyait avoir vu Bertrand mettre le feu à ses chèvres »

Le fermier réalise rapidement sa bourde lorsque Julien se relève et s’en prend à son agresseur. « J’étais ceinture verte de karaté en CM1 donc je n’ai eu aucun problème à le désarmer et le mettre à terre. Ensuite, il m’a avoué qu’il m’avait confondu avec un autre « . La bouche en sang, le vieillard explique alors à Julien qu’il est en conflit avec Bertrand, un autre paysan du village. Il pensait l’avoir vu mettre le feu à son champ avec toute cette fumée. « En fait, au lieu de me voir photographier un stratus naissant, il croyait avoir vu Bertrand mettre le feu à ses chèvres. Je peux comprendre que les vieux aient la vue défaillante, mais on ne confond pas un feu de paysan avec un stratus, faut pas déconner non plus.« 

Julien a déposé plainte à la gendarmerie de Saint Georges en Couzant.

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2 Comments on Un paysan ouvre le feu sur un chasseur d’orages stationné dans son champ

  1. Quasi véridique cet article… nombreux sont les chasseurs d’orages qui se sont fait au moins une fois délogé du champ ou ils avaient posé leur trépied par le paysan du coin, voir la police et je connais un groupe qui à justement entendu un coup de fusil  » dans l’air  » un soir pendant une chasse alors qu’ils stationnaient à 100m d’une maison xD…

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  1. Rageurs d'orages » Un projet de loi va réglementer la chasse aux orages

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